Le 1000ême post
Je venais d'avoir 18ans l'avant veille. Je me revois encore le soir même à cette fête de village à Savignac, assis sur un banc public entre deux buissons municipaux expliquer à Emilie et Cécile que je venais de créer ce blog. C'est un ami Brésilien qui m'en avait donné l'idée, une amie danoise qui m'avait fait connaitre le principe.
C'était il y a 7ans. Je n'avais pas encore le bac, je n'avais pas encore le permis, je n'avais pas encore de téléphone portable, je n'étais pas encore ce que je suis aujourd'hui. J'avais pour idée d'être différent, de rejeter la masse grouillante et brillante qui peuplait les couloirs de mon lycée. Je refusais d'être beau, sportif, viril pour rien. Je ne voulais être qu'éloquence et drôlerie. J'écoutais du Björk et du Dionysos à m'en crever les tympans, dormais peu, séchais beaucoup les cours.
Ce blog était à la base décoré de flammes. Il connu un an plus tard un habillage à base de fruits dont quelques bannières trainent encore sur mon disque dur

Les années se passent, les pages se remplissent, sporadiquement ou frénétiquement selon les époques. L'habillage change pour un rouge profond. Plusieurs bannières feront elles aussi leur apparition :


De mon côté, j'ai mon bac, mon permis, mon premier amour, mon premier boulot. D'une écriture lycéenne vociférant sur tout ce qui passe je passe à une forme beaucoup plus enlevée, détachée. Je me relis parfois en parcourant les méandres des archives de ce blog et y'à pas à dire, je trouve toujours ça à chier. J'ai toujours considéré que je tenais plus ce blog pour moi que pour quiconque mais je rien de ce que j'écrive ne trouve grace à mes yeux, cruel paradoxe masochiste.
Qu'importe, j'écris et la vie change. Je change de ville, je change de travail, je change de ville, je change d'humeur. L'infatigable joie se ternie à mon arrivée à Toulouse, les amies d'autrefois s'éloignent, les amours s'effacent et laissent dans leur sillage un gout de sang. Rien n'est plus comme avant et déjà le temps du lycée me semble bien loin. Ce blog me sert de béquille pour paraitre à l'envie. Je l'ai toujours vu comme une catharsis qu'autre chose. L'espace d'un instant cela me fait du bien de me concentrer sur une façon de représenter les choses. En tentant de regarder ses problêmes de loin, on fini inéluctablement par s'en éloigner.Aujourd'hui, quasiment 7 ans plus tard, j'en suis au 1000ême post sur ce blog. Je pourrais m'arréter là mais je n'en ai guère l'envie. Je ne sais si ce blog à d'utilité pour qui que ce soit, pour moi il en a une. Egoïstement, je continuerai à remplir ces pages. Et chaque mot rajouté à l'"édifice" est pour moi une mémoire de secours, un grand livre d'image.
Ce qui fais que je suis aujourd'hui encore plus qu'hier, ce petit con vivace ayant un avis sur tout, une idée pénible toute les trois secondes, une impression fantaisiste et décalée sur tout ce qui m'entoure n'est pas prêt de s'arréter. Il y a 7 ans comme aujourd'hui j'ai toujours été fier d'être ce que je suis, sans fausse pudeur ni vanité.
Et il en va de ce blog comme de moi même, je le garde parceque je ne sais qu'en faire d'autre et qu'au jour le jour, j'ai encore la volonté d'arriver à en faire quelque chose de bien pour vous, pour moi, pour le temps qu'il reste.

Libellés : ainsi va la vie, amis, Björk
|| 22:32 ||
vendredi 3 juillet 2009
Broken Arrow
J'attends mon season finale; bourrasques, bourrasques.
Libellés : ainsi va la vie
|| 02:49 ||
dimanche 28 juin 2009
De boulevards en ruelles.
Des bras aux mollets, du torse à la bouche,
Je crève le bitume.
Les nuits d'hiver sont longues
Et pas à pas, je me retourne, j'y retourne.
Le sang s'échauffe.
Rien ne tiens, la rue est morte
Sur quel pied danser, quel train regarder ?
Souffle le vent.
Libellés : écrits
|| 23:52 ||
dimanche 14 juin 2009
Something's coming
Here he's blowin'
Here's the stream
Feel his runnin'
Libellés : écrits
|| 19:22 ||
Docteur Maboul
Mais tout comme sur terre, il existe des lieux de débauche aux parois visqueuses. Au palmarès de ceux-ci, ce trouve à mon avis le terrifiant Forum de Doctissimo, rayon sexualité.
Classé en catégorie distinctes, on peu à loisir naviguer dans diverses catégories telles que :
J'en passe et des meilleures....
Soit, après tout pourquoi pas ! C'est d'ailleurs sur ce magnifique forum que j'ai trouvé les incroyables fanatiques du Mohair !

Mais une catégorie a attiré particulièrement mon attention : Tabou
Quand on voit la liberté de ton sur les autres forums, le forum tabou se devait de passer la barre un cran plus haut. Et bien c'est largement atteint voir explosé.
Il fallait entendre par "Tabou" vice congénital répréhensible par la loi, la morale, l'église, et toute forme de vie. C'est ainsi que les histoires d'incestes les plus ignoble sont exposées et débattues ! On y trouve le récit d'un garçon qui veut forcer son père à le sodomiser avec du chantage au suicide. Des histoires de mères amoureuses de leur fils, de leur chat, du voisin végétatif poly-handicapé ou encore des frères et des sœurs qui ont envie de faire un enfant ensemble... Wow wow wow !
Scandalisé et atterré, je ne savais plus trop bien pourquoi je parcourais ces pages emplies de discussions au delà du malsain. Jusqu'à ce que je découvre le topic "Bouée médicale gonflable" dans la savoureuse section "Fétichisme".
Et là, je vous laisse découvrir ce récit d'amour entre un homme et une bouée médicale gonflable :
Cette discussion est dédiée aux amoureux des bouées médicales. Pour ceux qui ne les connaissent pas, les bouées médicales sont des coussins gonflables en caoutchouc. Elles sont disponibles en différentes tailles : 35 cm pour les plus petites, 50 cm pour les plus grandes.
Ma première bouée en caoutchouc, je l’a découvre en fouillant dans l’armoire à pharmacie de mes parents. Cela fait très longtemps que j’ai remarqué cette boite rectangulaire sur laquelle il est marqué « coussin rond gonflable en caoutchouc ». Je ne sais pas pourquoi mais je trouve magique le mot caoutchouc. Et puis j’aime l’odeur de la bouillotte en caoutchouc, j’aime me coucher sur le vieux matelas pneumatique en toile caoutchoutée alors ce coussin excite ma curiosité… mais je n’ose pas ouvrir la boite. J’ai peur que mes parents s’en aperçoivent…
Un mercredi après midi, je suis seul et je décide enfin d’aller voir de plus près ce coussin. Je vais dans la salle de bains, je prends la boite et je l’emmène dans ma chambre. Lorsque j’ouvre la boite, je suis tout de suite frappé par l’odeur de caoutchouc que dégage ce coussin. Je le déplie, il est rouge sombre et on dirait une petite chambre à air. Je dévisse l’embout métallique et porte la valve à ma bouche puis je commence à souffler. La bouée grossit et lorsqu’elle est bien gonflée, je revisse l’embout métallique. Je l’examine, elle a des petites craquelures à certains endroits et j’ai peur de m’asseoir dessus. Si je la fais éclater, que vont dire mes parents…
Je ne résiste pas très longtemps, je pose le coussin par terre et je m’assois lentement dessus. La bouée supporte bien mon poids et je constate avec surprise qu’elle est plus grosse. Intrigué je me relève elle retrouve sa taille normale, je me rassois elle regrossit ! C’est super et bien mieux que ma bouée en PVC !!!
Par terre ce n’est pas très confortable, je mets donc la bouée sur mon lit. J’ai le souffle court, je suis excité, j’ai envie de m’amuser avec elle mais j’ai peur d’être surpris. Je prends des risques, je baisse mon pantalon et mon slip, puis je m’assois nu sur cette vessie en caoutchouc. Je me mets à plat ventre, la glisse sous moi et frotte mon sexe sur sa surface striée. Je me retourne à nouveau et la glisse sous mes fesses. Je les écarte le plus possible pour que le contact du caoutchouc avec mon anus soit le plus profond possible. Plus je reste dessus, plus elle s’échauffe et plus elle sent bon le caoutchouc.
Je ne veux plus me séparer de cette vessie, je veux la mettre dans mon lit, je veux m’endormir dessus, je ne veux pas que quelqu’un d’autre que moi l’utilise mais tout cela est trop risqué. Avec regret je replie MA bouée dans sa boite et la replace dans l’armoire à pharmacie.
J’ai passé un moment merveilleux et je me souviendrais toujours de ce premier contact intime avec ma première bouée médicale…
Pendant deux ou trois ans la bouée vient dans ma chambre puis repart dans l’armoire à pharmacie. Puis un jour la catastrophe arrive. Après l’avoir gonflée à bloc, je la pose sur ma chaise. Comme d’habitude, je me laisse tomber dessus mais je ne resserre pas les jambes et une énorme hernie apparaît entre mes jambes… Je me relève immédiatement mais trop tard, le caoutchouc s’est déformé et ne reprend pas sa forme initiale. J’ai un petit moment de panique, que vont dire mes parents ! Je ne vois qu’une seule possibilité, ne pas la remettre à sa place…
Sa cachette sera le logement du câble électrique de mon tourne disque ! Oui bizarre mais je ne trouve pas mieux !
J’ai abîmé ma bouée mais je me console en me disant qu’à présent je vais la garder avec moi.
Comme je ne me vois pas aller dans une pharmacie et demander « un coussin rond gonflable » devant tout le monde, il faut que j’en prenne soin! Pas question d’augmenter la taille de la hernie, donc mes jeux changent. Si je la mets sous mes fesses, je ne la gonfle qu’à moitié. Si je la gonfle à fond, c’est uniquement au lit et je la glisse moitié dans mon slip de nuit moitié dans mon maillot de corps.
Je grandis, je suis étudiant et j’ai toujours ma bouée. Elle est dans mon lit, sur le siège de la voiture.
Je suis à l’armée dans les chasseurs alpins à Gap. C’est la première grande séparation, pas question de l’emmener par peur d’être surpris. Elle m’attend sagement dans le tourne disque. Les permissions sont attendues avec impatience. Un jour, alors que le camion militaire traverse la ville, je remarque un magasin de matériel médical… Je vais mettre plusieurs mois avant d’oser pousser la porte du magasin. Un jour de permission, avant d’aller prendre le train, je me décide enfin à pousser la porte du magasin et j’achète les trois bouées qu’ils ont en stock. Je rentre chez mes parents et le soir même j’essaie l’une des bouées. Je suis déçu, le caoutchouc est plus fin et l’odeur est différente. Par contre, le caoutchouc est plus costaud. Les hernies sont énormes mais le coussin retrouve sa forme lorsque je me lève.
Mes jeux deviennent plus dangereux avec ces bouées ; Je les gonfle trop, je les torture trop, les hernies sont trop grosses. Je pense qu’il n’y a pas de risque mais je me trompe. Un jour après avoir gonflé à l’extrême l’une de ces bouées, je la plie en deux, la pose par terre et comme d’habitude je m’assois dessus. Je commence à la presser sur mon bas ventre puis BANG ! sur le coup je ne comprends pas, je regarde bêtement la bouée qui vient de se déchirer sous mon cul et là je prends un coup de folie ! Pourquoi est-ce que je monte dans ma chambre ? pourquoi est-ce que je prend ma veille bouée, la gonfle à fond et je me couche dessus ?. Je me dis tu fais une sacré bêtise mais je n’arrive pas à m’arrêter. J’écarte les jambes et je sens la vieille hernie qui gonfle entre mes jambes. Ma vieille bouée se déforme mais n’éclate pas ! je la gonfle encore et me recouche dessus. La hernie est énorme, le caoutchouc est devenu fin et blanc mais elle n’éclate toujours pas ! Tout s’emballe, je me dis foutue pour foutue, je prend un compas et perce la hernie ! MA bouée éclate enfin !
Ce geste je l’ai immédiatement regretté et aujourd’hui je le regrette encore !
Je ne sais pas s’il y a d’autres amoureux des bouées médicales, alors si ce récit vous intrigue, vous donne envie de nouvelles expériences, n’hésitez pas, laissez un message et discutons !
Libellés : ainsi va la vie, humour
|| 06:04 ||
mardi 9 juin 2009
Concerts
Toutefois si je devais en faire un classement ce serait :
- Hyperclean
- Vincent Delerm
- Bat For Lashes
- Sexy Sushi
- Franz Ferdinand
- Amadou et Mariam
Libellés : ainsi va la vie, musique
|| 19:57 ||
samedi 16 mai 2009
Norma
Ce que je sais d'elle n'a rien d'indiscret. Jamais je n'eus l'envie d'aller plus loin malgré des années de sa présence à mes côtés. elle aimait les villes allemandes, la crème de marron et les marathons de petits villages. Parfois elle prenait un bain et versait de l'assouplissant dans l'eau.
"La banalité n'a rien de tragique", disait-elle; "J'aime à penser que je ne suis rien d'autre que ce que l'on attend de moi, le monde embrasse ma platitude, aime ma tragédie. L'originalité est l'apanage des cons"
Aussi Norma puait la routine à 10km. Il était rare de la voir un soir en semaine, préférant prétexter l'urgence de regarder une Envoyé Spécial sur le Japon ou la saison 3 de Dr House. Nul ne sait de quoi était faites ses journées. Fondue dans la masse, Norma coulait des jours heureux en sa maligne compagnie.
Libellés : écrits
|| 12:17 ||
mercredi 29 avril 2009
The Alice Mix
|| 02:20 ||
mardi 21 avril 2009
Mon dictionnaire











Libellés : humour
|| 03:52 ||
mercredi 15 avril 2009
A maze

J'étais perdu dans le labyrinthe depuis bien trop longtemps. J'y était entré un soir d'avril, ivre mort, le cœur en pièce. J'errai sans fin dans ses artères tortueuses de béton et de laine. J'avais à mes trousses divers fantômes capable s'ils me rattrapaient de me reconduire à ma porte d'entrée, m'éloignant ainsi de la salvation.
Une heure certainement pas, deux jours encore moins; sans doute quelques mois, voire une année. Mes yeux se cernaient de noirs et de bleu. Ma peau triste comme la pierre, blanche comme un linceul peinait à capter un rayon de soleil. Je trainais des pieds, trainais des yeux.
Mon pas lourd ne me conduisait nulle part et toute sortie du labyrinthe me conduisait inéluctablement vers celui ci. Je me souviens en avoir trouvé plusieurs.
La première se trouvait à côté de la porte d'entrée et me semblait être une sortie facile, celle qui signifiait le refus d'entrée vers le labyrinthe. Je remerciait Dieu de l'avoir placé là, de m'avoir laissé le choix de ne pas entrer dans le labyrinthe; une sortie de secours. Le vice fût poussé jusqu'au point où les fantômes se turent, signifiant pour moi l'abandon immédiat de leur poursuite. Il n'en était rien et ne constituait qu'une entrée en matière. Les sentiers ne menaient vers rien et au fur et à mesure de mes pas, je sentais le sol se liquéfier sous mes pieds, au point de devenir visqueux, collant. Il me fallut bien du temps pour m'en dépêtrer. Un soir où l'alcool et la rage mêlés à l'épuisement se firent trop présents, je trouvais la force de sortir de cette aile du labyrinthe.
J'entrais alors dans une partie aux murs gris et lumineux. Il me semblait errer dans les avenues de Montréal. Un endroit froid à l'abord sympathique. Je pris très vite mes repères et cru entrapercevoir au loin une lumière, celle d'un monde extirpé de ces méandres, de ses détours, allers-retours, voyages sur places. L'endroit me paru familier et mon pas semblait léger. Je flânais à l'intérieur du labyrinthe. Ce n'est qu'au bout de plusieurs semaines qu'apparurent les murs et les tapis. Le lieu était une usine, au sol roulant, aux murs invisibles, en plexiglas. Je me mis à courir vers la lumière, me rattachant à cette lueur. Me cogner dans les murs me faisait saigner, m'écorchait les mains et les joues. La douleur, le choc était parfois si vif que je me roulais au sol, lequel, me conduisait vers l'entrée de cette partie du labyrinthe. Les murs se jouaient de moi et les chemins changeaient sur mon passage, se transformant de carrefours en impasses, de bretelles en corridors. Le monde se jouait de moi et je fus bien la un jour de me relever et décida de faire demi tour.
J'avais toujours, la nuit, cette sensation revêche que les dieux se jouaient de moi, qu'il y avait dans le divin une part d'enfant cruel arrachant à ses créatures, ses pattes, l'une après l'autre. Je criais au ciel, implorait le vent, le temps. Riait d'un rien, m'amusait du cynisme ambiant. Perdu, n'attendant plus rien, j'étais heureux dans ces allées immorales. Le monde allait se jouer de moi et je me demandais quel lieu serait le plus intriguant. J'entraperçue un chemin de coton effiloché, une voie d'eau où ne vivent aucun poisson. Un sentiment de tout contrôler enivrait ma ferveur. Libre de mes allers et venues, je savais que je n'arriverais pas à destination mais profitait du décor. Qu'en sera t'il lorsque plus vieux, au seuil de ma maison, je contemplerai les lueurs de la vie en songeant à ces jours, ces nuits à errer dans ce qui serait alors l'instant le plus bouillonant de mon existence ?
Désinvolte, dillétant, je me fis rattraper sans crier garde par un fantôme. Me plaquant au sol, m'arrachant des pans de mémoire, des heures de sommeil. Me débattant de toute mes forces, je m'enfuis en courant et me retrouvais dans un quartier du labyrinthe que je n'avais jamais aperçu jusqu'alors.
Le sol était un tapis orange épais. Il émanait des murs, une musique électronique, comme une berceuse composée au tenori-on. La lumière était tamisée, faite de bougie au parfum de canelle. Tout semblait bien se passer et à mesure que je progressais, le vent frais du monde s'engouffrait dans les manches de ma chemise. C'était la brise d'un bord de mer matinée d'une odeur de thé au citron. Tout allait bien. Les murs m'étaient familiers et il m'était facile de retourner sur mes pas. Le chemin inclinait légèrement. Les allées était longues et continues, si bien que je peinais à en voir le bout. Quelques temps plus tard, j'aperçu la sortie du labyrinthe.
Evidente et facile, les murs s'arrétaient là et la lourde moquette orange laissait place à un épais gazon humide et frais. Au loin j'entendais les clameurs de la ville, la bétise d'un monde tranquille qui m'ouvrait ses portes. Je pris peur. Peur de ne plus savoir que faire dans ce monde sauvage et contraignant. Je pris mes jambes à mon coup, et dans un demi tour fracassant je remontais les longues allées de manière vertigineuse. Je courais jour et nuit à m'en épuiser. Je sprintais comme on tombe, le ciel pour point de chute, attendant qu'une violente altercation vienne freier ma fuite. Je me pris les pieds dans le tapis, sans doute une nuit. Violemment je fus projeté au coeur du labyrinthe, la figure en sang, les mains rappées. Je restais au sol quelque temps reprenant mon souffle. Lorsque je releva la tête, le fantôme se tenait devant moi, prêt à m'envahir, remplissant de sa noirceur chaque parcelle abandonnée de mon magma vital. Dans une grande inspiration, j'hinalais l'air alentour, me gonflant de toute part. Un grand cri strident jaillit de mes entrailles, violent à en briser le vent. Une rage de guerre, un gameyell essentiel. Le fantôme s'enfuit. Sans doute était il mort. J'en ris encore.

Le labyrinthe n'est qu'un jeu cruel et enivrant.
Libellés : écrits
|| 01:52 ||
lundi 13 avril 2009
Du moins, ce qu'il en reste
Nous dansons sur des musiques tribales ou un chant breton, je ne sais plus.
Nous aimons le vin, blanc et rosé à moins que ce ne soit la Badoit, je ne sais plus.
J'avoue des faiblesses, elle imite les autres, nous aimons ces jeux là.
Nos gestes idoines, nos mots surannés, nos mains diaphanes. Nous ai-je présenté ?

Libellés : écrits
|| 00:50 ||
dimanche 5 avril 2009
Kiff de nase
Faire du yoga à Central Park
Boire du Moet avec Björk
Dans l'reposoir de la barque
Le long de la cinquiême
Rire avec Woody Allen
Suvi de ceux qui m'aiment
Troupes de Barbies et Ken
J'ai des gouts de merde
Des kiffs de nase
Des gouts de merde
Triste extase triste extase
J'tenverrai d'Honolulu
Un pagne folklorique
Je montrerais mon corps nu
Sur les murs de l'Amérique
J'kiffe Miami
J'kiffe Venise
J'kiffe ce pays
Où y'a dl'a banquise
En attendant j'cocaïne
En attendant j'nicotine
J'ai dl'a fureur en discothèque
La consistance d'une pastèque
J'ai des gouts de merde
Des kiffs de nase
Des gouts de merde
Triste extase triste extase
Libellés : écrits
|| 04:41 ||
jeudi 2 avril 2009
Edifiant
On arriverait en ville par de grands tubes roses spiralés de verts dans lequel les être glisserait à grands renforts de torrents d'eaux chaudes à la fraise. Ils déboucheraient sur de grande fontaines gonflables en plastique jaune. Des jardins avoisinants émaneraient de douces mélopées pépères. Quelques distributeurs de limonades, des citronniers, un photomaton à 4 flashs, une balançoire.
Il n'y aurait dans cette ville qu'une maison. Des murs en châtaigniers et en lino, une toiture en ronces et ciment. Un système de tourniquet permettrait de faire pivoter la maison à l'envie.
A l'intérieur de cette maison soufflerait le vent. Charlotte jeter en l'air des poignées de cannelle et sentir ces fines particules se coller à son dos. Les volets claqueraient en permanence, en cadence, et selon leur humeur, improviserait des rythmes africains.Le reste ne serait qu'arches, voutes et niches faites de pierres, de verre et de glace. Un geyser gronderait dans la salle de bain, un volcan cracherait en cuisine.
Charlotte contempla son œuvre, placidement. Convulsant soudaidement, elle se mit alors à vomir, à vomir du lait. Elle décida alors de tout envoyer valser. D'un coup de bâton elle ruina le décor et s'en alla marcher dans la lande sauvage. Trop facile, trop propre. "Craignez moi, craignez cela" et se mit à chanter une fine ballade.
Libellés : écrits
|| 04:06 ||
dimanche 29 mars 2009
Tête de con

Le site qui génère des têtes de cons.
Indispensable !!
Libellés : humour
|| 20:15 ||
jeudi 26 mars 2009
Arbre à Théâtre J-132
Libellés : ainsi va la vie
|| 03:47 ||
lundi 23 mars 2009
Vidéo gag
Allez, un petit florilège de douleurs crasses imbéciles et gratuites !
Libellés : ainsi va la vie, humour, vidéo
|| 04:46 ||
Un blind test = un resto
Le principe est simple, un blind test !
Vous n'avez qu'à suivre le lien et tenter votre chance.
Une bonne réponse : +1pt
Une mauvaise réponse : -1pt
J'invite le meilleur au resto (à choisir ensemble mais un bon resto !)
Clôture du blind test dans 2 semaines !
Si vous obtenez 20/20, c'est victoire automatique mais je demande à voir !
En avant marche !
Libellés : ainsi va la vie, amis, jeux, musique
|| 01:42 ||
dimanche 22 mars 2009
De ces choses qui ne servent à rien






|| 20:31 ||
mercredi 18 mars 2009
Nouvelle Star 2009 : And the winner is ...
Comme l'an dernier où j'avais misé sur Ycare, je me lance cette année et bien avant le premier prime.
Je mise cette année sur Yasmina. Elle a 17ans, une voix qui décolle le papier peint et des gouts musicaux magistraux. elle ressemble à un fantôme des années 70, l'air complêtement évanescent, j'adore.
Ici lors de son audition, Yasmina reprend ma chanson préférée de Patti Smith : Because the night
Allez, les paris sont lancés !
|| 20:20 ||
samedi 14 mars 2009
Planning familial
Je dois me marier pour de vrai avec Emilie
Je dois me pacser avec Loul dans 15 ans
Si je pouvais vraiment me trouver quelqu'un aussi
Tant qu'on y est, quelqu'un veux que je lui fasses des enfants ?
Libellés : ainsi va la vie, amis, humour
|| 15:18 ||
Sexy non ?